Edito
Derrière la figure de Martin Eden, l’auteur a développé sur 400 pages l’une des plus grandes tragédies de la littérature américaine du début du XXe siècle.
Martin Eden est un jeune prolétaire qui, à vingt ans, a déjà une colossale expérience des mortels. Son statut d’homme vivant, il le doit à la ténacité dont il fait preuve pour gagner son pain à la sueur de son front, arpentant les cinq continents à la recherche d’un travail. Jeune et fier, il ne se plaint jamais de sa grande précarité, qui l’oblige à vivre chez sa sœur, sous la désapprobation de son beau-frère. Son mode de vie ne l’a jamais troublé, jusqu’au jour où il rencontre Ruth Morse, représentante de la jeunesse dorée de son temps, de quatre ans son aînée, dont il tombe éperdument amoureux. Son amour apparaît d’entrée comme impossible : c’est la rencontre entre deux mondes irréconciliables, celui des ouvriers et celui des bourgeois. Pourtant, au contact régulier de Ruth, Martin va trouver la force de se dépasser intellectuellement, de se hisser à sa hauteur.
De jour en jour, la transformation intellectuelle de Martin finit par le faire briller aux yeux de sa bien-aimée. Cependant, elle regrette encore les mœurs de son courtisan, qu’elle juge vulgaires et en inadéquation avec l’existence bourgeoise. En effet, Martin jure, boit beaucoup d’alcool, et son discours sur le monde est aussi franc que rugueux, loin des précautions luxueuses de la classe du dessus. Les parents de Ruth, quant à eux, se méfient de cet individu qu’ils considèrent rustre et peu recommandable. Pour se faire accepter, et dans l’espoir de conquérir définitivement le cœur de Ruth, Martin accepte dès lors de se conformer à son idéal de vie. Il commence alors à rompre avec sa vie passée tout en continuant à écrire, sans rencontrer le moindre succès cependant. Pour survivre, il est finalement contraint de partir travailler dans une blanchisserie. À cette occasion, il mesure le fossé existant entre sa condition première et celle de Ruth : « La blanchisserie faisait de moi une brute. Un travail pareil vous mène forcément à la boisson. […] Un jour, j’écrirai “De la dégradation produite par le travail” ou “La psychologie de la boisson dans la classe ouvrière”, quelque chose de ce genre. »
L’important ici est la pédagogie soldaire que ruth exerce sur Martin. Et on l’on voit en quoi cette pédagogie est bénéfique sur lui.
Cuisiner c'est avant tout pour soi mais aussi pour les autres. La notion de partage y est donc intrinsèque. On a tous l'image des repas en famille, des nougats ou du chocolat que l'on s'offre pour des occasions spéciales comme Noël. Ou même les spécialités d'une région ou d'un pays que l'on ramène pour les faire goûter à son entourage. Aujourd'hui le repas n'a plus uniquement sa fonction fondamentale de nourrir, mais elle a également sa vision du partage et de l'échange.
Cuisiner devient alors un atout social, qui créer du lien. Il a une fonction éducative dans sa complexité de réalisation. En effet on dit bien souvent que la pâtisserie est un art et qu'il faut respecter les proportions exactes. On connaît tous quelqu'un qui ne sait tellement pas cuisiner qu'il pourrait louper la cuisson des pâtes. C'est cet art qu'il convient d'approcher et d'apprivoiser pour le comprendre et le pratiquer.
Contrairement à une idée reçue, le problème numéro un des cantines n'est pas la qualité gustative des repas, car la cuisine collective a beaucoup progressé. Les enfants qui se plaignent dénoncent surtout la queue, le stress, le bruit, et parfois le manque d'égard de ceux qui les servent... Cela révèle bien que la cuisine, c'est d'abord de l'amour, du lien social. On fait à manger pour quelqu'un. Nos grands-mères le savaient bien : elles ne nous donnaient pas des lipides, des protides, des glucides, mais de l'amour. Enseigner la cuisine, c'est donc aussi enseigner à réfléchir sur ce qui constitue ce lien social positif.
Hervé This, 50 ans, physico-chimiste et littéraire de formation, passionné de cuisine, a créé à l'Institut national agronomique des «cours de gastronomie moléculaire». Il mène ses recherches au Collège de France dans le Laboratoire de chimie des interactions moléculaires, dirigé par Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie. Il a lancé dans les écoles et collèges les «ateliers expérimentaux du goût» et contribué à une réforme de l'enseignement dans les écoles hôtelières.
Les cours de cuisine peuvent ouvrir l'appétit pour la recherche scientifique. Quel rapport entre la science et un oeuf mollet ?
Aucun, si vous estimez qu'enseigner la cuisine, c'est apprendre à appliquer des recettes, c'est-à-dire à répéter des gestes et exécuter des ordres. Mais si vous apprenez aux enfants à questionner les recettes écrites dans les livres, vous pouvez leur ouvrir les portes de l'esprit scientifique.
Un exemple ?
La mousse au chocolat. Admettons que, pour huit personnes, on vous dise classiquement de battre les six blancs en neige. Pourquoi six ? Telle est la question qu'on est en droit de se poser si l'on entreprend d'interroger la cuisine. En réalité, avec un blanc, on peut faire un mètre cube de blanc en neige. Surprenant. Mais si l'on apprend que le blanc en neige, c'est de l'eau, des protéines et de l'air, on comprend mieux que si un blanc ne monte pas au-delà du classique tiers de litre, c'est parce qu'il lui manque ou bien des protéines, ou bien de l'eau, ou bien de l'air.
On peut le démontrer par une expérience simple, en rajoutant de l'eau cuillerée par cuillerée : un de mes «étudiants» un cuisinier, à Montréal a obtenu ainsi vingt litres de mousse avec un blanc. Une fois qu'on a fait cette expérience, on peut aller plus loin. Essayer de comprendre ce qui se passe dans une mousse, en général.
On peut aussi travailler sur la technologie, se demander s'il est plus efficace de faire rentrer de l'air dans le blanc avec un fouet, une pompe à vélo, ou un autre ustensile que l'on peut concevoir. On peut faire de la science, des thèses, toute une carrière sur chacune des questions ouvertes par les recettes culinaires. Un autre exemple : la cuisson d'un oeuf. ça paraît simple. Mais c'est beaucoup plus mystérieux lorsqu'on découvre qu'un oeuf qui cuit à 65 degrés est parfaitement tendre, peu importe qu'il cuise une heure ou deux jours. C'est là un phénomène dû aux propriétés de certaines protéines de cet aliment. Les énoncés culinaires suscitent ainsi une multitude de questions.
La «gastronomie moléculaire» devient tout un enseignement scientifique et à la fois social.
Annie Leblanc, enseignante dans une école primaire Saint-Pierre de Saint-Valérien-de-Milton, en Montérégie, fait vivre à ses élèves du primaire la réalité des personnes qui subissent la discrimination. Elle divise sa classe en deux groupes sur un critère arbitraire : la taille. Un groupe est alors valorisé et l’autre dévalorisé par l’enseignante.
Avec l'accord de tous les parents, de la commission scolaire et de la directrice de l'école, l'enseignante a fait vivre la discrimination à ses élèves pendant deux jours. Ainsi la discrimination est subie par les grands la première journée, puis par les petits le jour suivant…
"Être formé à être plus ouvert, plus tolérants". Tel est le but de ce "cours de discrimination".
Dans la classe, des profils similaires. L'envie d'apprendre, du sérieux, on remarque également que tous les élèves sont de couleur blanche. Cette classe homogène apporte cependant des réponses différenteaux questions posées par la professeure. La télévision et les préjugés se font sentir.
Annie Leblanc s'appuie sur des théories scientifiques, dont celle du professeur Henry Tajfel, survivant des camps nazi. Il a voulu comprendre d'où viennent les préjugés et les discriminations. Il démontre que la catégorisation et l'identification à son propre groupe est suffisante pour créer de la discrimination. Les membres d'un groupe se mettent à favoriser leurs membres, au détriment des autres. C'est un comportement de tribu, de clan, lorsqu'il fallait se défendre.
Elle a expliqué aux enfants que des études scientifiques prouvaient que les petits étaient généralement plus intelligents, plus rapides, plus sages et plus créatifs, qu'ils étaient supérieurs aux grands. Les grands, au contraire sont plutôt maladroits, indisciplinés, bruyants et paresseux. Ainsi, les élèves mesurant moins de 1,34 m ont eu droit à des privilèges de toutes sortes. Quant aux autres, ils ont dû porter un dossard rouge toute
la journée : pendant la récréation, à la cafétéria y compris. L'enseignante n'a pas perdu une occasion d'expliquer leur moindre erreur par le fait qu'ils étaient grands.
Lorsqu'elle donna les privilèges des petits, ils étaient tout de suite contents. Ils pouvaient par exemple sortir plus tôt pour les récréation, pour aller à la cantine ou utiliser des tapis pour s'amuser à glisser sur la neige à la récréation.
En début de journée le changement d'ambiance se fait très vite ressentir. Des questions sont posées à la maitresse :
"Est-ce normal que je me sente rejetée des autres ?" demande une fille.
"Tu es une grande, c'est possible que ça arrive" répond l'institutrice avant de reprendre son cours de français.
Une petite fille a même renoncé à ses privilèges : "Je n'en ai pas besoin" dit-elle en pleurant.
Dans la position de leur dos, leur regard, leur tristesse, on voyait que quelque chose avait changé.
Des élèves ont pleuré, d'autres ont abaissé leur compagnon de classe sur la base de leur grandeur, d'autres étaient frustrés ou en colère.
Pendant la récréation, un enfant obèse, Pierre-Luc, vient parler à la maitresse :
"- Il y a des petits qui sont pas si intelligents, comme il y a des petits qui me traitent de gros. C'est ça mon problème.
- Et qu'est-ce que ça te fais quand tu entends ça ?
- Ca me brise le coeur"
D'habitude cet élève vit très mal sa différence de poid, mais la maitresse remarque que durant l'expérience, c'est comme s'il le vivait bien, qu'il partageait sa douleur avec les autres élèves de la classe discriminés.+
Ces dialogues coups-de-poing font réagir, la maîtresse est très contente de voir que les enfants ne veulent pas se laisser faire. Un début de rebellion se fait sentir, ils veulent dire à la directrice que la maîtresse les discriminent, mais ça bne donne pas de suite.
Et,lorsque les enfants sont revenus de la récréation, au lieu de former un seul rang, comme d'habitude, ils se sont spontanément séparés en deux groupes. D'un côté les petits, de l'autre, les grands...
Le lendemain, Annie Leblanc a inversé les rôles, prétextant avoir reçu un appel du patron de la commission scolaire. L'enseignante a
raconté aux élèves que son patron, un homme très grand, était mécontent de l'expérience menée en classe et qu'il l'avait convaincue que, finalement, les grands étaient supérieurs aux petits. Ces derniers ont dû, à leur tour, porter le dossard pour la
journée.
L'équipe de reportage a filmé ces deux jours en classe, avec plusieurs caméras pour bien capter les remarques des enfants et leurs réactions. Ces images sont bouleversantes.
Lors du bilan avec les enfants, les enfants ont eu le désir de vengeance. D'instinct ils voulaient que le lendemain ce soit la maîtresse qui soit discriminée. Ca à été difficile à accepter pour la maitresse de se dire qu'ils n'ont pas compris que le but de l'exercice est justement que cela cesse.
Toutefois, la leçon de discrimination semble avoir porté ses fruits. Les élèves ont compris qu'on pouvait faire un parallèle entre cette expérience et le traitement réservé à un de leur camarade Pierre-Luc. Après l'exercice, la vie à l'école s'est améliorée pour
lui. Certains enfants ont bien compris qu'il y a un lien très fort entre les encouragements et l'estime de soi. Il semble réellement que leur regard sur la différence ait changé, qu'ils soient devenus plus solidaires, les uns envers les autres.
Au Canada, le documentaire a reçu un prix Gémeaux à Toronto et le Grand prix Judith-Jasmin à Montréal. Le guide pédagogique qui accompagne le reportage s’est valu un Prix d’excellence de la Fondation canadienne des relations raciales (www.crrf-fcrr.ca/fr), à Toronto en 2008. Ce prix d’excellence vise à reconnaître les organismes et les programmes qui travaillent à lutter contre le racisme et la discrimination raciale dans le milieu de travail, scolaire, des affaires et communautaire au Canada.
Ce type d’expérience, aussi bouleversante soit-elle, n’est pas une première : il y eut entre autres celle de Jane Elliott (1968), la discrimination se faisait sur la couleur des yeux. Son expérience A class divided avait été suivie en 2010 par une expérience intitulée How racist are you ? (A quel point êtes-vous raciste?).
Le documentaire est disponible en libre accès sur Youtube. Pour le visionner, c'est ici :
Le Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID) a été créé en 1976 par 8 associations de solidarité internationale (ASI). Il en compte aujourd’hui une cinquantaine, réunies autour d’une vision partagée de la solidarité internationale, reposant sur le partenariat et l’éducation au développement.
Ce festival est l'occasion de transmettre des valeurs pour tendre vers un monde plus juste. Des animations sont réalisées sur diverses thématiques pour proposer à chacun d’agir concrètement dans sa vie quotidienne pour un plus grand respect des droits humains et des populations les plus défavorisées.
Nous sommes confrontés à de grands enjeux. Notre monde et notre pays ont besoin, plus que jamais, de promouvoir une approche internationale et solidaire.
Augmentation des inégalités économiques mondiales, réfugiés climatiques, réfugiés de guerres, hégémonie de la finance au détriment de l’humain, méfiance envers l’autre... "C’est le système économique mondial, au service des intérêts financiers, qui réduit les droits des peuples, détruit l’environnement, ignore les spécificités culturelles, partout dans le monde" clame le CRID.
En novembre prochain, ce projet collectif fêtera son 20ème anniversaire.
Une façon de s’adapter aux défis de notre temps en assumant notre conviction : le refus d’opposer la solidarité « chez nous » à la solidarité « ailleurs ».
En effet, les solutions aux problèmes des citoyens en France et à travers le monde ne se trouveront p
as dans le repli sur soi. La défense des droits humains, de l’environnement, des spécificités culturelles, doit au contraire être envisagée par une approche globale. C’est de cette volonté de faire le lien, plutôt que d’ériger des murs, que le Festival des Solidarités a vu le jour.
Pour accompagner ce changement, un nouveau logo a vu le jour, accompagné d’un slogan : « Le monde bouge et nous ? ».
Tout au long de la semaine, des associations ont présenté au public les projets riches et variés pour lesquels des hommes et des femmes se battent quotidiennement aux quatre coins du monde. Chaque année, le Festival des Solidarités se déroule durant la 3è semaine du mois de novembre. Les acteurs nationaux et locaux du Festival se rassemblent autour de la Charte de l’événement qui définit ce que le Festival doit être… et ce qu’il ne peut pas être. Ces principes constituent le cadre de référence qui régit et relie les différents acteurs du Festival qui s’investissent dans cette opération commune.
Les événements proposés sont divers : animations dans l’espace public, pièces de théâtre, jeux de sensibilisation, projections débats, expositions, repas partagés, marchés solidaires, concerts, spectacles de danse… Quant aux thématiques, elles font la part belle aux enjeux globaux qui lient solidarités locale et internationale : environnement, migrations, finance, alimentation, commerce, droits civils et politiques…
Au cœur de l'action : l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), une démarche pédagogique qui permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, de prendre conscience des interdépendances, et de choisir d’agir pour faire évoluer les sociétés vers plus de solidarité. Il n’y a pas d’âge pour devenir solidaire !
Extrait de la charte d’Educasol, la plateforme de l’ECSI en France :
« L’ECSI contribue à donner à tous des clés pour développer un esprit critique face à un modèle de développement dominant producteur d’inégalités et d’exclusions. Elle vise à une transformation sociale et à la construction collective d’autres modes de développement, respectueux des droits humains et de l’environnement. Elle valorise des alternatives en cours partout dans le monde. Elle favorise le vivre ensemble et l’épanouissement personnel. »
Mon moyen de transport favori, c'est le stop. Lever le pouce sur le bord de la route dans l'espoir qu'une voiture s'arrête et fasse un bout de chemin avec moi. C'est simplement pour se déplacer, mais c'est l'aventure à chaque fois.
François Terrasson dans son livre La peur de la nature explique que inconsciemment, on a tous peur de la nature. Parfois les raisons sont toutes bâtes : la peur des serpents ou des araignées, mais elles peuvent êtres plus profondes et complexes, comme la peur de l'inconnu. L'homme n'aime pas ne pas contrôler.
En fin de compte, on a aussi peur de la nature humaine. Mais c'est justement en allant s'y confronter, en y faisant face que l'on peut la comprendre. C'est dans la rencontre que naît l'émotion.
C'est là pour moi toute la richesse du stop.
Dans un monde où la nature humaine me dégoûte, où je ne comprend pas son attitude manipulatrice parfois et léthargique d'autres fois, le stop est une bouffée d'oxygène. Blablacar, cette plate-forme de covoiturage ferait tout aussi bien l'affaire. En quelques clics et pour pas très cher je pourrais me déplacer facilement en faisant des rencontres. Mais je n'en suis encore pas satisfaite. Je "consomme" du déplacement, je commente la conduite, la qualité du service rendu.
Où est l'aventure dans tout ça ?
Avant nous n'avions pas de carte, nous découvrions l'endroit par hasard. C'est aussi une façon de l'apprécier. Se sentir privilégié, seul face à l'inconnu.
En partant en stop je ne sais jamais à quoi m'attendre. J'écoute méticuleusement les conseils des conducteurs/trices, on se raconte des histoires et on s'apprivoise. Mon itinéraire peut changer à tout moment et mon parcours en est que plus riche.
Le stop est alors riche dans ce qu'il nous enseigne. L'entraide, mais aussi la bienveillance.
On peut bien évidemment parler de tous les inconvénients qui en découlent, des viols subits, des vols... l'insécurité d'un voyage sans confort, qui prend du temps... On est effrayés par tout ce qu’on entend aux informations. Et pourtant chaque jour des milliers de personnes se déplacent en stop et arrivent à destination sans encombres.
Si on arrêtait de maintenir cette peur ?
Si on allait à sa rencontre ?
Et si on le prenait justement, ce temps ?
Le professeur d'Education sociale et culturelle (ESC) monsieur Dussutour a invité au lycée agricole de Vlabre Yannis Youlountas. Il a pu présenter son court métrage "L'amour et la Révolution". Son court métrage retrace la révolution actuelle en Grèce, dans le centre Exarcheia, une initiatives autogérées.
Yannis Youlountas est formateur et intervenant auprès des publics frappés d'exclusion sociale. Il intervient dans les classes relais, auprès des détenus, des migrants, SDF, handicapés. Il créer des dispositifs d'éducation pour les enfants. Yannis est également chroniqueur.
Il faut lutter contre l’opression, de quelques manières que ce soit. Il a également réalisé deux autres courts-métrages : Je lutte donc je suis et Ne vivons plus comme des esclave.
Grâce à ses reportages, Yannis Youlountas met en avant une culture en pleine lutte pour ses droits, ce réalisateur utilise l’art pour promouvoir une culture à laquelle il tient.
De plus Yannis Youlountas fait toujours en sorte que ses réalisations soient accessibles gratuitement et sans limite, il accepte et encourage à ce que ses œuvres soient projetés n’importe où et à n’importe qui. Pour lui, c’est en communiquant que l’on évolue le mieux.
Sa motivation, son humanisme et son documentaire a eu deux prouvent qu’un changement est possible, il suffit d’essayer.
Son court-métrage "L'AMOUR ET LA REVOLUTION", disponible juste ici :
Travailler en groupe, développer son esprit critique et acquérir plus d'indépendance dans l'apprentissage: la pédagogie Freinet place l'enfant au coeur du projet éducatif. Découvrez les grands principes de cette méthode française.
La méthode Freinet a pour objectif de transformer en profondeur les modes éducatifs. L'autorité et l'apprentissage par la répétition sont délaissés au profit d'une plus grande autonomisation. Le but, permettre à l'enfant de développer ses capacités à son rythme. Passage en revue des principaux points à retenir.
La pédagogie Freinet a été mise au point par Célestin Freinet et sa femme, Elise, au début du XXe siècle. Instituteur de formation, Célestin Freinet a été touché au poumon au cours de la Première Guerre mondiale. Une blessure qui lui a laissé des séquelles, notamment des difficultés pour s'exprimer.
Cela l'a poussé à mettre au point une méthode éducative plus active pour les élèves, où le maître aurait une place moins centrale. En 1922, Célestin Freinet visite l'école d'Altona, une ville près de Hambourg en Allemagne. Dirigée par Heinrich Siemss, on y prône une éducation sans autorité ni discipline, où se pratiquent des "promenades scolaires". Autant de pistes de réflexions pour Célestin Freinet qui élabore peu à peu sa propre pédagogie.
Selon Célestin Freinet, l'enfant apprend avant tout par tâtonnement expérimental. Son but est donc de sortir du carcan figé d'un enseignement fondé sur un rapport hiérarchique entre maître et élève.
"Il s'agit de laisser les enfants émettre leurs propres hypothèses, faire leurs propres découvertes, éventuellement constater et admettre leurs échecs mais aussi parvenir à de belles réussites dont ils peuvent se sentir les vrais auteurs », écrit-il dans ses Oeuvres pédagogiques.
L'éducation Freinet se fonde sur une volonté de mettre l'enfant au coeur du projet éducatif. L'autorité n'est pas considérée comme une valeur cardinale, essentielle pour transmettre des connaissances. On cherche plutôt à valoriser l'expression de l'enfant de manière libre. On leur laisse également la possibilité de communiquer entre eux .
Au quotidien, le travail de groupe est valorisé, quelle que soit la matière étudiée. Pour toujours plus d'indépendance et d'autonomie, les enfants sont encouragés à former eux-mêmes leurs groupes de travail.
L'assimilation des connaissances n'est pas envisagée de manière classique non plus. Dans la pédagogie Freinet, on s'efforce de respecter au mieux le rythme de chacun. Les élèves élaborent avec le maître un plan général de travail pour la semaine, ainsi qu'un plan individuel où chacun inscrit les tâches qu'il veut accomplir sur la semaine.
Enfin, pour favoriser le dialogue et la pensée au sein de la classe, une "boîte à idées" est souvent déposée dans la classe. Les élèves sont encouragés à avoir un temps de parole pour discuter entre eux et résoudre un problème en commun. Et développer leur sens critique.
Si on recense aujourd'hui encore peu d'écoles entièrement calquées sur la méthode Freinet, de plus en plus d'enseignants s'en inspirent au quotidien dans leur méthode éducative.
L’université conventionnelle est une université populaire qui dispense depuis octobre 2008 des cours publics, libres et gratuits, dans divers espaces du Nord-Est parisien.
L'université conventionnelle développe un programme de cours principalement centré sur les Humanités (lettres, histoire, philosophie...) et poursuit essentiellement deux objectifs :
D’abord, permettre à chacun, par le biais d’ateliers de lecture, de découvrir ou de redécouvrir les grands auteurs et les grandes œuvres constituant le patrimoine commun de l’humanité : de Platon à Balzac, en passant par Dante ou Rousseau. Ce sont les cours d'Humanités.
Ensuite, de donner à chacun, par le biais d’atelier de réflexion, les moyens de poser par soi-même les grands problèmes autour desquels s’organisent les débats et les conflits humains : Faut-il opposer l’économie et la morale? L’art a-t-il une fonction politique ? Le cerveau pense-t-il? etc. Ce sont les cours de Rhétorique.
L'université conventionnelle organise également des ateliers ou des conférences qui permettent de se former, à l'apprentissage d'une langue ou à l'analyse philosophique, comme de découvrir certains aspects spécifiques du monde contemporain.
Les cours de l'université conventionnelle sont libres et gratuits : ils ne nécessitent ni adhésion, ni inscription préalable. Il vous suffit de consulter le planning, de vous reporter à la notice et au blog du cours qui vous intéresse , puis de vous rendre sur place.
Si vous avez manqué une séance, ou si vous êtes trop loin pour assister aux cours, vous pouvez les écouter et télécharger gratuitement sous forme de fichiers audio. Seule la première partie des séances, la partie "magistrale", est enregistrée.
Depuis l'automne 2009, la plupart des cours sont archivés directement au format mp3 sur chaque blog dédié ; vous pouvez également consulter nos archives audio pour les enseignements de 2008 à 2010.
L'université conventionnelle est un projet militant, conduit par des bénévoles désireux de faire vivre la culture scolaire auprès du grand public
Le droit international des droits de l’Homme garantit le droit à l’éducation. La Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée en 1948, proclame dans son article 26 : « Toute personne a droit à l’éducation».
Depuis, le droit à l’éducation a été largement reconnu et développé par un grand nombre de textes n internationaux mient par les Nations-Unies, y compris le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) et la Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement.
Il a été réaffirmé dans d’autres traités concernant des groupes spécifiques (les femmes et les filles, les personnes handicapées, les migrants, les réfugiés, etc.) ou des contextes spécifiques (l’éducation en temps de conflits armés).
Le droit à l’éducation comprend à la fois des droits et des libertés, tels que le droit à un enseignement primaire gratuit et obligatoire, le droit à un enseignement secondaire ouvert et accessible à tous avec une instauration progressive de la gratuité, le droit à un enseignement supérieur accessible à tous en fonction des capacités de chacun et rendu progressivement gratuit, le droit à une éducation de base pour les personnes qui n’ont pas reçu d’instruction primaire, le droit à un enseignement de qualité, la liberté pour les parents de choisir pour leurs enfants des écoles qui sont conformes à leurs convictions morales et religieuses, la liberté des individus de créer et diriger des établissements d’enseignement conformes aux normes minimales prescrites par l’État, la liberté académique des professeurs et étudiants.
Le droit à l’éducation peut être violé du fait d’une action directe de l’État ou du fait de la non adoption de mesures requises par la loi.
Bien que la vaste majorité des pays ait ratifié des traités internationaux reconnaissant le droit à l’éducation, celui-ci est toujours refusé à des millions de personnes dans le monde à cause d’un manque de ressources, de capacité et de volonté politique. Il y a toujours des pays qui n’ont pas intégré le droit à l’éducation dans leur constitution nationale ou n’ont pas fourni de cadre juridique et administratif pour permettre au droit à l’éducation d’être mis en œuvre. La plupart des enfants et adultes qui ne bénéficient pas pleinement du droit à l’éducation appartiennent aux groupes les plus défavorisés de la société.